Focus sur le métier de commissaire-priseur

Le métier de commissaire-priseur

Vous êtes sûrement déjà tombé sur l'émission diffusée sur M6, " Un trésor dans votre maison". On y voit un expert parcourant l'ensemble des vieux objets d'une maison, en estimant leur prix en vue d'une vente aux enchères. Le métier de cet expert? Commissaire-priseur.

En quoi consiste le métier de commissaire-priseur ?

Le commissaire-priseur est chargé de l'inventaire, de l'expertise et de la vente d’œuvres et d'objets d'art. Il peut s'occuper soit des ventes judiciaires, soit des ventes volontaires.
Les commissaires-priseurs engagés dans les ventes volontaires, travaillent au sein de sociétés commerciales. La vente est donc réalisée, dans ce cas, à la demande d’un particulier pour son compte. Il s'agit là d'un acte civil.

En revanche, lorsqu'il est officier ministériel, il se charge des ventes judiciaires, comme la liquidation d'une société en faillite, les saisies lors de redressements judiciaires, la succession ou la tutelle. Cependant, à partir de 2022 les métiers de commissaire-priseur judiciaire et d’huissier de justice fusionneront pour donner lieu à une nouvelle profession, celle de commissaire de justice.

L'expertise peut compter des objets tels que des tableaux, des meubles, des livres ou encore des bibelots. Seuls les biens immobiliers sont réservés à la responsabilité des notaires. Dans ce métier de vente d'objets d'art, le commissaire-priseur peut également organiser des expositions pour présenter ces objets ou se charger de la constitution de catalogues.

Quelles sont les possibilités d’évolution ?

Le commissaire-priseur volontaire peut débuter comme salarié, associé. Ce dernier finit aussi souvent par se spécialiser dans un type d'objet ou de période. Il peut évoluer vers un poste de dirigeant d'une société de ventes volontaires.

Cependant l'évolution habituelle et principale reste d'accéder au grade d'officier ministériel. C'est soit le garde des Sceaux, soit une commission, qui propose et nomme les commissaires-priseurs. Il faut alors prêter serment devant le Tribunal de Grande Instance. Le commissaire-priseur judiciaire est titulaire d'un office ou possède des parts dans une société civile professionnelle. A l'opposée, un commissaire-priseur peut également s'orienter vers une autre carrière et devenir expert en art.

Dans quelles structures peut travailler un commissaire-priseur ?

Comme dit plus tôt, le métier de commissaire-priseur peut s’exercer au sein de structures privées ou publiques. Dans le secteur privé, il s'agira alors de sociétés commerciales agréées par le Conseil des ventes, dans le cadre de ventes volontaires avec des particuliers. Il n'est donc pas obligé de racheter une charge. À Paris, par exemple, les ventes se déroulent à l'hôtel Drouot tandis qu'en région, elles se font dans les hôtels des ventes.

Lorsqu'il procède aux ventes judiciaires, le commissaire-priseur est un officier ministériel qui, pour exercer, doit posséder une charge ou un office en son nom, ou partagé avec des associés.

Les études à faire

Le baccalauréat en poche, il faudra dans un premier temps, compter 5 ans pour l'obtention d'un diplôme en droit ainsi qu'un autre en histoire de l'art de niveau bac+3. Il s'agira par exemple d'une licence en Histoire de l'Art et d'un DEUG de Droit, requis afin de pouvoir se présenter aux examens.

Les épreuves sont en effet, très complètes et difficiles, se composant d'épreuves écrites et orales. Le stage pratique rémunéré d'une durée de 2 ans, doit alors être réaliser afin d'accéder au titre de commissaire-priseur judiciaire.

Les compétences à acquérir

Ainsi, à la suite de cette rigoureuse formation, le commissaire-priseur doit acquérir une excellente culture et des connaissances approfondies en art. Il doit pouvoir identifier ainsi que dater un objet avec précision.

Par ailleurs, sa formation juridique lui permet de bien connaître le marché de l'art, sa réglementation, son évolution. Il possède ainsi des compétences en droit civil, commercial, notarial ou encore européen.

Un commissaire-priseur doit également savoir mettre en valeur ses objets, avoir un certain sens de la mise en scène des œuvres, sur catalogue ou en salle des ventes, afin de susciter l'intérêt des acheteurs potentiels.

Hôtel des ventes

Les qualités à posséder

Vous l'avez donc bien compris, un commissaire-priseur doit être un passionné d'art mais également un bon vendeur. Il se doit d'être pourvu d'un bon relationnel, d'aimer le contact avec le public ainsi que les clients. Il faut savoir se montrer convaincant, et bien manier le verbe en public afin de s'adresser à toute une assemblée et les encourager à acheter.

Métier bien rémunéré, le nombre de candidats à l'examen d'accès au stage qui permet de faire ce métier est en augmentation depuis plusieurs années. Cependant ces postes convoités restent rares dans un marché très concurrentiel.

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